Immense et préservé, le tapis de verdure du marais s’étend à perte de vue. Dans ce paysage horizontal ouvert, le labyrinthe des canaux miroitants est le témoin d’histoires plusieurs fois séculaires : la maîtrise de l’eau et la conquête de la terre par les hommes.

Un panorama authentique et serein

Du nord, à Bouin, au sud, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le Marais Breton Vendéen s’étend sur 35 000 ha. Il englobe 2 espaces : le marais nord et le marais de Monts (au sud). Le premier est protégé de la mer par des digues à proximité desquelles se trouvent notamment, des polders conchylicoles (cultures de coquillages) et aquacoles (productions d’organismes aquatiques). Le second marais est protégé de la mer grâce à des dunes plantées de pins et se caractérise par les prairies d’élevage et la culture céréalière.

Alexandre Lamoureux

Le Marais Breton Vendéen

Tantôt doux tantôt salé, il est un écosystème particulier inestimable qui favorise une grande richesse biologique.

Paradis naturel

Tantôt doux, tantôt salé, le marais est entrelacé de tout un réseau d’étiers. Sous la main experte des éclusiers, ils laissent pénétrer l’eau saline nécessaire aux marais salants autour de Beauvoir-sur-Mer et aux installations ostréicoles de la côte.

Le labyrinthe des canaux miroitants est témoin de l’histoire de la maîtrise de l’eau et de la conquête de la terre par les hommes. Un panorama authentique et tranquille, avec une enivrante impression d’infini. On comprend pourquoi de nombreux artistes raffolent de ce lieu qui les inspire tant…


La vie dans le marais, histoire et tradition

De tous temps, les maraîchins, habitants des marais, ont dû composer avec la nature environnante.

Ils vivaient dans des bourrines, véritables habitats traditionnels construits en terre et couverts de roseaux ! Jusque dans les années 1950, ils ne se déplacent qu’à pied, à dos d’âne ou en charrette. Une vie simple et indépendante. Pour circuler sur les étiers et les grands fossés, ils utilisent une barque plate appelée « yole ». Ils y transportent, notamment, leurs animaux de la ferme et le fourrage. Ils manient également avec adresse, la « ningle », une longue perche en bois qui leur permet de sauter les fossés.

Un marais hospitalier

Nos vastes étendues sauvages, le climat doux et la pluralité des milieux (eaux douces, saumâtres, salées) favorisent la diversité des espèces. Grâce à ces conditions de vie idéales, on recense chaque hiver 50 000 oiseaux d’eau. Ces oiseaux font la fierté du Marais Breton Vendéen. Dans ce havre de paix, il est ainsi commun de croiser chouettes, hérons, aigrettes, échasses blanches…

La faune

Depuis 20 ans, une colonie de cigognes élit domicile aux beaux jours dans le marais en bordure de l’Ile Chauvet. Grâce à une vingtaine de nids perchés, ces grands échassiers s’admirent d’assez près. Si vous préférez les mammifères vous pourrez apercevoir le campagnol amphibie appelé aussi le rat d’eau, la loutre qui est assez discrète et le ragondin, celui qu’on voit le plus au bord des étiers.

Simon Bourcier

Observer les cigognes

Le marais, riche d’une biodiversité exceptionnelle, étape privilégiée pour les oiseaux migrateurs, est un bonheur pour les amoureux de la nature. L’observatoire des cigognes de Châteauneuf, à proximité de l’Ile Chauvet, vous permettra de vous approcher et d’observer au plus près du plus important site de nidification de cette espèce du Marais Breton Vendéen.

 

→ En savoir +

La flore

La Marais Breton Vendéen est également riche en plantes comestibles comme la salicorne, appelée « cornichon de la mer ». Au goût salé et iodé, elle se consomme crue ou cuite, le plus souvent dans du vinaigre.  

Ensuite, vous pourrez également trouver de l’obione dans le marais. Appelé aussi « faux-pourpier », c’est un arbrisseau qui colonise les vases des prés salés. Cette plante se consomme crue ou cuite et est riche en vitamine C. Elle tient son surnom de « chips de mer » car une fois au four, les feuilles deviennent croustillantes et salées.

Puis, l’aster maritime appelée aussi « épinard de mer » avec la forme de ses feuilles se consomme cru ou cuit. Le goût des feuilles se rapproche de celui du cœur d’artichaut et celles-ci sont craquantes, acidulées et iodées.

Ce contenu vous a été utile ?

Enregistrer

Partager ce contenu