La Passage du Gois : Une route mythique et incontournable

Cette route submersible, reliant Beauvoir-sur-Mer à l’Ile de Noirmoutier, se découvre deux fois par jour ce qui permet sa traversée. A marée basse, ce passage insolite et emblématique se révèle et laisse place aux pêcheurs à pied et aux marcheurs venus apprécier le magnifique panorama.
Site unique au monde en raison de sa longueur (plus de 4 km !), le Passage du Gois est né de la rencontre entre deux courants marins contraires, causant une lente remontée du fond de l’océan. Un phénomène dont on ne se lasse pas ; un spectacle inoubliable au terme duquel le Gois disparaîtra sous l’eau jusqu’à la prochaine basse mer.

Mythique Passage du Gois

Du haut des balises emblématiques, servant de refuge aux imprudents et aux distraits, la vue est imprenable sur la Baie de Bourgneuf.

Classés site d’intérêt national et patrimonial, ces pavés légendaires ont vu passer du beau monde ! Habitués, visiteurs, coureurs du Tour de France ou participants des Foulées du Gois.



Le Passage du Gois

Un peu d’histoire

La première traversée connue du Passage du Gois date de 843.  Des prisonniers réussirent à s’échapper de l’Ile d’Her (actuelle Ile de Noirmoutier) et à regagner le continent à pied après que la mer se fut retirée ! 

Au XVIIIe siècle, le Gois (du patois « goiser » qui signifie « se mouiller les pieds en marchant dans l’eau ») est principalement utilisé pour des traversées à pied et par les animaux. Néanmoins, à l’époque, cette route submersible était beaucoup plus longue car les côtes de l’île et le continent étaient plus éloignés.

Simon Bourcier

Cette curiosité unique au monde existe depuis l’effondrement du plateau ayant donné naissance à la Baie de Bourgneuf au début de l’ère quaternaire (2.6 millions d’années). L’état de passage permanent n’est constaté qu’en 1702, il sera alors mentionné sur les cartes géographiques.

Le Gois et ses dépendances (chaussée, digues et refuges) sont classés à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis le 11 juillet 1942.

Stéphane Grossin

Les premières balises de bois, jalonnant le trajet, seront installées vers 1780 puis des travaux de stabilisation seront réalisés, afin d’empêcher les bancs de sable de se déplacer. Vers 1840, une ligne régulière est assurée par une voiture à cheval. Empierré en 1868, le Passage du Gois est consolidé, balisé puis réempierré vers 1924. Le pavage de la chaussée et la construction des balises-refuges interviennent une dizaine d’années plus tard, achevant de transformer le gué d’origine en voie d’accès à l’île et aux parcs ostréicoles. Les balises jalons sont plantées tous les cent mètres. Six balises dites « mâts de perroquets » et trois balises équipées de cages offrent un refuge aux promeneurs surpris par la montée des eaux.

Temps fort

Les Foulées du Gois

Manifestation emblématique depuis 1987, c’est la fête du sport, de la culture locale et de l’amitié. 

Le Gois est le théâtre « d’une course contre la mer ». En effet, pour clôturer cette journée, les élites affrontent la mer à marée montante. Certains concurrents arrivent sur l’autre rive avec de l’eau aux genoux. Ils doivent allier endurance et rapidité sur plus de 4 kms pour ne pas se faire piéger par la montée des eaux. Cette course spectaculaire rassemble plus de 20 nations qui font l’honneur de présenter leurs meilleurs athlètes.

Chaque année, il y a de plus en plus de spectateurs et de coureurs, qu’ils soient enfants ou adultes. « Les Foulées du Gois » est un événement sportif de renommée internationale !

 

Gregory Audubert

Histoire insolite

Le Passage du Gois est le lieu de nombreuses péripéties avec l’eau montante qui ne prévient pas de son arrivée ! 

Grégory Audubert (@photeau85), connu pour ses clichés de situations insolites sur le Gois vous en mettra plein les yeux par la beauté de cet endroit tout en montrant que l’eau ne pardonne pas ! Découvrez cette route mythique sous un autre angle…

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